Notre innovation consiste ainsi à adapter ces techniques traditionnelles aux défis de notre époque. Nous apportons une innovation par le développement de nos propres techniques de tissage et teintures naturelles. Nous allons plus loin dans la démarche en mettant en contact des ingénieurs et artisans pour améliorer les caractéristiques des différentes matières artisanales que nous utilisons. L’artisanat au service de l’innovation.

Le plastique n’est pas recyclable à l’infini et sa fin de vie est un problème environnemental.

Acteurs de la transition énergétique, nous identifions des matières végétales innovantes, biodégradables, comme alternative au plastique dans l’industrie de la mode. Le plastique n’est pas recyclable à l’infini et sa fin de vie est un problème environnemental.

En proposant des matières végétales jusqu’alors inexploitées, nous nous engageons à bannir définitivement de la composition de nos produits : le plastique vierge, recyclé et ou recyclable, la teinture de synthèse ainsi que toute matière issue de la chimie de synthèse. Revenir vers des matériaux naturels et biodégradables pour faciliter la fin de vie de nos produits finis.

Umoja est un laboratoire de matières végétales. L’expérimentation et la prise de risque guident toutes nos actions pour constamment se remettre en question et réduire notre empreinte carbone.

En outre, nous œuvrons pour un monde plus « slow » ! Pour assurer une construction de collection durable dans le temps et notre engagement pour l’environnement, nous avons choisi de décomposer la chaussure afin d’identifier l’ensemble des matériaux qui entrent dans sa conception. Cette étape nous a permis de constater que la majorité de ceux qui composent une chaussure sont polluants et d’origine synthétique. Nous avons dès lors accentué nos recherches d’alternatives végétales. Notre objectif est de créer des produits en pensant à leur fin de vie pour collaborer davantage avec la nature et en suivre sa logique. Déconstruire sans détruire pour offrir des alternatives de production positives.

Notre objectif est de créer des produits en pensant à leur fin de vie pour collaborer davantage avec la nature et en suivre sa logique.

Umòja, c’est plus qu’une marque ! C’est avant tout une démarche inclusive résolument tournée vers l’avenir. Notre innovation est pour l’heure principalement focalisée trois axes : tissage, teinture, nouvelles matières.

Tissage

Les artisanes travaillent les fils de coton avec précision et dextérité pour créer des étoffes d’une qualité exceptionnelle.

Le travail du tisseur symbolise la patience et la quête du travail bien fait. Riches d’un savoir-faire de plus de 50 ans, nous travaillons main dans la main avec des artisanes tisseuses au Burkina Faso. Les artisanes travaillent les fils de coton avec précision et dextérité pour créer des étoffes d’une qualité exceptionnelle. Elles maîtrisent à la perfection le tissage avec tout type de fils pour créer des étoffes aux touchers variés. En jouant sur les rythmes, les textures, nos artisans partenaires nous permettent de proposer une qualité de tissu incomparable. Les textiles sont tissés sur un métier à bras sans électricité.

Teinture

De la fermentation aux bains en passant par le mordançage, l’ensemble du processus se fait à partir de matières naturelles.

Les teintures utilisées pour teindre les tissus, sont obtenues à partir de matières minérale et végétale. Toutes les matières premières sont à base de plantes et minéraux locaux. De la fermentation aux bains en passant par le mordançage, l’ensemble du processus se fait à partir de matières naturelles. Les artisans utilisent les feuilles, les racines, les écorces, de l’argile et des pierres pour obtenir différents types de colorations.

La singularité de la teinture naturelle réside dans la musicalité et variation des teintes. En fonction des saisons, la puissance des pigments change, donnant à chaque fois un résultat unique. Chaque teinture dispose de sa propre identité au même titre que nos sneakers. A partir de plantes et minéraux locaux nous développons des teintures qui nous sont propres.

Nouvelles matières

L’écorce est extraite avec un tronc de bananier afin d’éviter de porter atteinte à l’intégrité de l’arbre. Une fois l’écorce extraite, l’arbre est protégé avec des feuilles de bananier pour faciliter le processus de régénération.

Depuis nos débuts nous réalisons différents tests avec l’écorce d’arbre. Le processus de production de ce textile fibreux est complexe et chronophage. Ce travail est l’un des plus anciens de l’humanité. Selon l’UNESCO, cette technique préhistorique serait antérieure à l’invention du tissage. L’écorce est extraite avec un tronc de bananier afin d’éviter de porter atteinte à l’intégrité de l’arbre. Une fois l’écorce extraite, l’arbre est protégé avec des feuilles de bananier pour faciliter le processus de régénération. Depuis 2008, le lubugo (nom traditionnel de l’écorce) est d’ailleurs inscrit sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Cette matière a été utilisée sur trois modèles de la première collection. Suite à vos retours nous avons décidé d’arrêter son utilisation sur les prochains modèles. Nous réalisons différents tests en laboratoires pour renforcer la matière afin de faire durer son utilisation dans le temps. L’objet de ces tests est d’améliorer les caractéristiques en utilisant uniquement des matières naturelles biosourcées. L’innovation permettrait de proposer une matière imperméable, résistante et compostable.